Réglementation

Nations unies : un rapport à charge contre les HFC à fort PRP

Pierre LE MERCIER | 22 décembre 2011 |

La bonne nouvelle, c'est que des alternatives existent déjà pour remplacer les HFC. Photo : Westfalen.
Dans un rapport remis fin novembre, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) s'alarme de l'usage croissant des HFC. Les alternatives existent mais aucune ne peut s'imposer comme solution unique.

Très bénéfiques pour sauver la couche d’ozone en substitut des CFC puis des HCFC, les HFC pourraient cependant se revéler des remèdes pires que le mal. Dans son dernier rapport sur l’usage des fluides frigorigènes, le PNUE (Unep en anglais) souligne la forte nocivité de ces puissants gaz à effet de serre. Elle s’en alarme d’autant que leur usage est en forte croissance chaque année (+ 8 %). Ce qui pourrait entraîner une augmentation entre 3,5 et 8,8 gigatonnes de CO2 d’ici 2050. D’où une annulation de tous les efforts et les avantages climatiques gagnés grâce à l’élimination progressive des CFC et des HCFC, depuis les années 1980. Pour  autant, le rapport précise que des alternatives existent. Il n’exclut pas les HFC (type HFO  1234 yf) dès lors qu’ils affichent un faible potentiel de réchauffement planétaire (PRP) et  évoque tous les autres fluides frigorigènes possibles (ammoniac, CO2, hydrocarbures…). L’Unep souligne aussi  la nécessité de continuer à progresser dans l’amélioration des équipements (confinement, réduction des charges…). Plus globalement, le constat s’impose qu’aucune solution unique ne peut être préconisée.  

Avis partagé par l'Epee

L’association européenne des fabricants d’équipements de réfrigération et de climatisation (EPEE) rejoint l’avis de l’Unep. Dans un communiqué, sa directrice générale, Andrea Voigt, déclare : « L’EPEE s’accorde avec le PNUE pour dire qu’il n’existe pas de solution unique pour remplacer les réfrigérants HFC dans toutes les applications. Il ne s’agit pas d’amener les secteurs industriels à adopter sans attendre de nouvelles technologies car cela pourrait s’avérer contre-productif en termes de rendement énergétique et de climat. De plus, on risque de mettre en danger les installateurs et les techniciens en les contraignant à recourir à des réfrigérants inflammables ou toxiques alors même qu’ils n’ont pas été suffisamment formés pour les employer correctement. »



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